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L'uniforme,

 

Pieds nus avec l'abada branco (pantalons blancs), mot d’origine arabe signifiant vêtement blanc (pour la prière)

La corda (ceinture en corde)

et un t-shirt blanc (camisole, ou soutien-gorge de sport) de préférence sur lequel sont présents l'effigie et le nom du groupe.

 

Les capoeiristes n'ont pas toujours eu d'uniforme à cause des conditions dans lesquelles ils se retrouvaient : comme esclaves ou en tant que renégats, il n'aurait pas été très futé de porter un costume qui aurait pu les identifier. Au début du vingtième siècle, les capoeiristes jouaient dans leur tenue quotidienne habituelle. La tendance du blanc dans la Regional proviendrait du fait que les gens jouaient la capoeira après la messe, en face de l'église, de la même façon que le t-shirt et les pantalons blancs commémorent les complets blancs (droits ou croisés) qui étaient à la mode à Bahia. Certains poussent même jusqu'à pouvoir juger de la qualité d'un joueur par l'état de sa tenue après la joute : s'il frôle le sol sans y toucher, alors sa tenue reste propre, ce qui ferait de lui un bon joueur.

 

En 1941, Mestre Pastinha instaura l'uniforme noir et jaune (inspiré par les couleurs de son équipe de foot préférée), encore arboré par les angoleiros (pratiquants de l'Angola), visant son intégration définitive dans la société.